Mercredi 1 février 2012 3 01 /02 /Fév /2012 18:02

   Je suis encore sur le coup de l'émotion. Je ne joue jamais aux courses. Mais le spectacle offert au Grand Prix d'Amérique en trot attelé, à Vincennes, sur France 3, par quelques uns des meilleurs et des plus beaux chevaux du monde, était magique ! Quel rapport avec la CAP ? Beaucoup.

    Dans mon livre "Courir le marathon" (Editions Amphora), en page 108, j'ai établi un parallèle entre l'échauffement des chevaux de course, des cyclistes professionnels et des coureurs à pied : le processus est le même. Pour comprendre, je vous invite à aller assister sur un hippodrome à l'échauffement des chevaux durant les 90 minutes précédant le départ d'une épreuve, surtout s'il s'agit de trot attelé, une discpline vraiment spectaculaire.

    Dimanche,  nous avons eu le privilège de voir d'abord un reportage sur "Ready Cash" (une écurie et un cheval français), le Ushain Bolt de la race chevaline, s'entraîner dans les Landes : de l'endurance et de la résistance/vitesse comme les coureurs. A 20 minutes du départ, son jockey lui faisait encore effectuer des "lignes droites" afin de maintenir les acquis de l'échauffement : comme nous ! Et à quelques minutes de ce départ, une grosse frayeur : Ready Cash, déjà vainqueur l'an dernier, donné grandissime favori, sentait sur lui une énorme pression face à la foule. On est venu le cajoler pour le rassurer.  On nous a dit qu'il sentait qu'on lui demandait de réaliser "un grand truc"....Comme nous lorsque notre entourage attend que nous réalisions la perf de l'année ! La course lancée, ce fut un festival de voir ces chevaux racés lancés à 60 km/h, et le favori s'imposa lors d'un sprint hallucinant.

 

     Ensuite, rendez vous au départ d'une course cycliste professionnelle contre la montre, par exemple au Tour de France. A 100 tours de pédale/minute (voire plus), les pros s'échauffent durant une heure sur des rouleaux avec devant  eux compte tours, cardiofréquencemètre, lecteur de puissance en watts, chrono : impressionnant leur sérieux, leur application, ce sont vraiment des athlètes. Connaissant leur heure de départ, ils font en sorte qu'il y ait un faible écart entre la fin de l'échauffement et ce départ afin de ne pas laisser retomber le rythme cardiaque et la température corporelle. D'autant qu'en CLM il faut être tout de suite à bloc et garder le rythme jusqu'à la fin.

      Si vous doutiez de la nécessité de bien vous échauffer avant une compétition ou un entraînement chronométré, chevaux et cyclistes vous convaincront.

 

                                  Michel Delore

 

 


Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 1 février 2012 3 01 /02 /Fév /2012 16:24

   L'an dernier j'ai lu dans un magazine sportif un article sur le magnésium. Titre : "Faut-il prendre du magnésium comme complément alimentaire ?"  Le rédacteur présentait une dizaine d'études scientifiques américaines, les unes pour, les autres contre, et ne savait pas quoi en penser.

    Outre le fait que nous sportifs n'achetons pas un magazine pour lire à la question posée par lui-même "on n'en sait rien", est-il nécessaire d'aller à 10 OOOkm de chez nous pour un problème presque banal ?  Et cet exemple n'est pas isolé : dans la magazines sportifs c'est devenu une mode de procéder ainsi.

     N'a-t-on pas en Europe, et d'abord en France, des médecins du sport, des diététiciens, des préparateurs physiques, bref des spécialistes capables de nous répondre sur des sujets souvent très simples ?

      Le rédacteur de service aurait pu aller sur le terrain, chez nous, et il aurait vite trouvé la réponse. Il y a des années un ami, médecin d'une équipe cycliste professionnelle, m'expliquait qu'au Tour de France les coureurs prenaient 4 comprimés de Magné B6 par jour : compte tenu de l'effort physique considérable maintenu durant 3 semaines et de la transpiration (jusqu'à 6 litres de sueur par jour), cela lui paraissait normal. Il m'ajouta : "vous coureur à pied, vous ne risquez rien d'en prendre 2 par jour", ce que je fais depuis en période d'entraînement intensif ou de compétition difficile. Quant à mon médecin généraliste, il me déclara : "j'en fais prendre de 6 à 8 par jour à certains patients âgés, sédentaires, non sportifs".

       Actuellement, ma kiné, qui me masse et m'étire 2 à 3 fois par semaine, ne manque jamais de me demander si je prends bien du magnésium afin de combattre crampes, courbatures, contractures et stress.

       Conclusion pratique : privilégions les observations de terrain !

 

                                    Michel Delore

 

N.B.  La prise de compléments alimentaires ne se substitue en rien à une alimentation équilibrée. Elle devient nécessaire pour certains sportifs lorsque les efforts physiques exigés se révèlent importants, ce qui peut nécessiter un apport supplémentaire de magnésium sous forme de comprimés prescrits par le médecin.


Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mercredi 1 février 2012 3 01 /02 /Fév /2012 15:00

Suite à "Le côté pittoresque des courses hors stade" (juillet 2011)  avec le n° du département.

 

ANIMAUX :

 

elandesdaims  (68)    lesfourmisbourbonlancy  (71)    escargots  (21)   millepattesmacon   (71)   tracesduloup  (41)

lievreettortue   (91)   castorfou  (91)   lagazelledurebirol   (66)   larondescastors   (48)   chatsdeprovence   (13)

rondedesfoiesgras  (32).

 

FOLKLO

 

galopinsdeguyenne   (33)   agiletalon   (35)   aventuriersdubitume31    (31)   leszinzinsdubitume   (31)

leszinzinsdescoteaux   (31)   lespiedscloutes  (09)   gegetrotte   (14)   mollets-petillants   (84)   larondedesgalettes  (14)

courirsurdeslegendes   (54)   mary.b.lacoureuse   (86).

 

OPTIMISTES

 

joyeuseentente   (89)   joiedecourir  (29)   fouleesenfolie   (14)   letraildesfous   (53)   cours.toujours   (85)

j.imagine   (09) =  course "et 1 jour 1 femme"       courir.sympa.saverdun   (09)   goodrunningmirebel    (82)

aureveildutemps   (88)   sourirsalavie   (56).

 

 

Conclusion pratique :  la course à pied c'est la fête, et elle nous réserve toujours de belles surprises !

 

                                                          Michel Delore


Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 16 novembre 2011 3 16 /11 /Nov /2011 20:50

     Le Kenya compte 200 coureurs à moins de 2 h 20' au marathon, auquels il faut ajouter de nombreux coureurs d'autres pays (Ethiopie, Burundi, AFN,etc.).

     Au dessus de 2 h 10', au Kenya vous risquez de rester chômeur en matière de course professionnelle.

     Mais à partir du moment où des primes de plusieurs milliers d'euros commencent à être distribuées dans les grands trails européens (voir l'article précédent "Le trail va-t-il manger la course sur route ?"), les agents des coureurs africains risquent de diriger vers nos trails ceux qu'ils estiment barrés pour le très haut niveau sur route.

     En France, les meilleurs traileurs valent aux alentours de 2 h 30 au marathon, dans la mesure où ils en courent un de temps en temps.

     Au Kenya, on s'entraîne jusqu'à 3 fois par jour (à 6 h-11h-16h), avec, entre autres, des séries VMA de 10 à 12 fois 1000 mètres en 3' (récup 1'). Vous connaissez beaucoup de traileurs français qui s'entraînent à ce niveau ?

     Si les Africains viennent au trail, eux qui dès l'enfance sont habitués à courir des heures pieds nus, sur la terre et les cailloux, avec des reliefs très variés et de fréquents changements de rythme, leur accoutumance à nos trails ne prendra pas longtemps.

      Les traileurs français qui, depuis des années, poussent à l'arrivée de l'argent dans leurs épreuves ne sont-ils pas en train de creuser leur tombe ? La même remarque vaut pour les femmes;

      Souhaitons à nos traileurs européens de ne pas subir dans un proche avenir le sort de leurs collègues marathoniens !

 

                                                                                                                                            Michel  DELORE  (*)

(*) auteur de :

     . COURIR du jogging au marathon, 50 000 exemplaires vendus ("la véritable référence pour la course hors stade", selon Décathlon).

 

et  de

 

     . COURIR LE MARATHON

                                                         aux Editions AMPHORA

 

 

 

 


Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mercredi 16 novembre 2011 3 16 /11 /Nov /2011 18:38

     S'IL S'AGIT de chaussures légères, il existe depuis longtemps des modèles ultra légers de 200 gr prévus pour les 10 km, mais que les bons marathoniens utilisent également pour améliorer leurs performances. Dans mon livre "COURIR  LE  MARATHON", j'explique qu'entre une chaussure de 250 gr et une autre de 350 gr je gagne près de 30 secondes au kilomètre.

     Dans les années 90, un vainqueur de la Saintélyon, Maurice Mondon, a gagné avec ses chaussures de 200 gr du 10 km route, à peine striées : " sur le bitume je faisais la différence, sur les parties traileuses je faisais l'impasse", me déclara-t-il. !

     En marche athlétique, où on effectue 2 fois et 1/2 plus de pas que de foulées en courant, on est obligé d'utiliser des ultra légères comme l'Adidas Adizero à fermeture velcro : 215 gr pour moi en 11  1/2 US  (46), 190 gr pour les pointures moyennes. En 2001 j'ai gagné l'ascension de l'Alpe-d'Huez en marche athlétique avec des chaussures légères équivalentes.

      En athlétisme sur piste et en cross nous courons déjà avec des minimalistes, certaines chaussures de cross possédant un petit talon.

    S'IL S'AGIT de chaussures toutes plates, sans talons (qui nous sont présentées comme étant l'avenir), je rappelerai que l'absence de talons sur les chaussures fut jusqu'aux années 1970 la cause de ruptures du talon d'Achille qui mirent fin à la carrière de nombreux athlètes de haut niveau, à tel point que médecins et kinés recommandaient de placer une talonnette à l'intérieur de la chaussure, jusqu'au jour où les chaussuriers fabriquèrent des modèles à talons

     On affirme qu'avec les "minimalistes" il faut modifier sa foulée en amortissant sur le sol avec la moitié avant : mais nous sommes déjà des centaines de milliers dans le monde à le faire.

      S'IL S'AGIT de simples chaussons couvrant les orteils à la manière des gants pour les doigts, on est proche du "barefoot" (pieds nus) : il faut raccourcir les foulées et en augmenter les fréquences. Les partisans des pieds nus estiment qu'il s'agit d'un retour au naturel, comme dans d'autres domaines de la vie quotidienne, développement durable oblige.

      A chacun(e) d'entre vous d'essayer et de pratiquer la CAP selon ses goûts. Mais lorsque sur France 3, un coureur du dernier Marseille-Cassis déclare avoir effectué le parcours pieds nus "sauf à certains moments où j'ai été obligé de remettre mes chaussures à cause des petits débris sur la route", on est en droit de se demander si courir des chaussures à la main est l'avenir de notre loisir favori.

                                                                                                                      Michel  DELORE


Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires

Catégories

Présentation

Recherche

Texte Libre

Le Blog de Michel Delore
 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés