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21 juillet 2016 4 21 /07 /juillet /2016 13:05

Chaque année, dès qu'arrive l'été ou l'hiver on lit : "faites une coupure annuelle" ! ,

Tout arrêter, en athlétisme je n'en ai jamais entendu parler. Après la saison d'été sur piste, le calendrier des cross propose les premières épreuves début novembre : les athlètes ont deux à trois semaines sans compétition MAIS PAS SANS ENTRAINEMENTS. A la fin de la saison de cross, les compétitions reprennent début mars, sans forcer, l'objectif étant d'être en grande condition physique seulement à partir de mai. Dans le haut niveau international des compétitions ont lieu en juillet-août (JO, championnats d'Europe ou du monde, meetings). Pour les autres le calendrier des compétitions tient compte à la fois des congés (qui éloignent les athlètes des villes) et de la chaleur (qui rend pénibles les efforts intenses). N'oublions pas les athlètes qui effectuent l'hiver des compétitions en salle : eux aussi ne coupent pas, ILS RALENTISSENT, si nécessaire, le rythme et l'intensité des entraînements.

En compétition sur route et en trail, le calendrier ne connait pas de pauses, ni en été ni en hiver : les coureurs et les coureuses avisé-e-s se contentent de choisir intelligemment leurs épreuves en se ménageant des phases uniquement consacrées à l'entraînement qui n'a pas besoin d'être toujours intense. En ce moment d'ailleurs (juillet-août), pour beaucoup qui prennent des vacances en famille, le nombre des entraînements et des compétitions baisse par la force des choses, même si dans les stations de bord de mer et de montagne on peut s'aligner au départ de courses de plage et de mini-trails.

Je garde un mauvais souvenir de ce qui se passait il y a encore une vingtaine d'années dans le cyclisme. Entre la mi-octobre et le début janvier on arrêtait complètement les entraînement pour le cyclosport, en imitant les pros. Je continuais la course à pied, avec par exemple la Saintélyon. Mais quand je redémarrai le vélo dès le 2 janvier, il me fallait deux mois avant de grimper à nouveau à l'aise les (petits) cols de ma région, mes quadris ne répondaient plus : que de temps perdu, alors qu'aujourd'hui on se contente de RALENTIR mais pas de couper ! Les cyclistes professionnels font la même chose, avec des compétitions (seulement) de préparation au Proche-Orient ou en Australie.

Moralité : ralentir le nombre et l'intensité des entraînements, limiter le nombre des compétitions, oui, tout arrêter non !

6 juillet 2016 3 06 /07 /juillet /2016 13:02

Dès les premières chaleurs printanières et estivales je suis toujours étonné de voir tous ces coureurs ôter leur tee-shirt ou leur débardeur durant la compétition ou dès la ligne d'arrivée franchie. Il m'est arrivé d'avoir l'impression de me trouver au bord d'une piscine, tellement il y avait de coureurs torse-nu. La dernière fois que j'ai regardé le marathon de Chicago sur mon ordinateur j'ai compté, à l'approche de la ligne d'arrivée, des dizaines de coureurs leur vêtement à la main.

Il faut dire que certains masculins ne sont pas raisonnables : en été le tee-shirt est à délaisser au profit du débardeur afin de découvrir les épaules et le haut des bras. Dans les années 1960 et 1970 on trouvait des maillots blancs à mailles, donc percés de petits trous autorisant une bonne aération : On n'en trouve plus, pas à la mode ? On parle de maillots "techniques" évacuant la chaleur : mais alors pourquoi les coureurs sont-il si nombreux à les enlever à certains moments ?

Il existe des maillots de triathlon avec ouverture à l'avant par une glissière : j'en utilise un l'été, il me fait penser aux maillots qu'utilisent les coureurs du Tour de France quand il fait trop chaud dans l'ascension des cols. Ils abaissent puis remontent la fermeture par glissière selon nécessité. Récemment j'ai vu sur Facebook la photo d'un champion de triathlon qui semblait porter une brassière, comme les coureuses : renseignement pris auprès de l'intéressé, il avait simplement relevé le bas de son débardeur car il faisait trop chaud lors du final en course à pied.

Le problème existe. Mais certains ne font rien pour aider à le résoudre. Sur certaines compétitions dans le midi on m'assure qu'un coureur torse nu risque la disqualification. J'ai lu deux avis de médecins du sport renommés assurant que courir ainsi c'était risquer tous les maux : brûlures, mélanomes, cancer, rhume, angines, etc. Mais nos compagnes portant juste une brassière ne courent-elles pas les mêmes dangers ?

19 juin 2016 7 19 /06 /juin /2016 17:01

Sauf surentraînement les compétitions sportives ne perturbent pas forcément le cycle hormonal. Mais la coureuse, avec le sang, perd beaucoup de fer. D'où la nécessité d'effectuer au moins deux dosages de ferritine par an. Mais dans le haut niveau il faut en faire plus souvent. Le docteur Catherine Guyot (1), plusieurs années médecin de l'équipe de France féminine de cyclisme (elle a eu tour à tour deux championnes du monde sur route sous sa responsabilité) m'expliquait : "les filles sont tout le temps en train d'aller effectuer des prises de sang afin de voir si elles ont suffisamment de fer". (2)

La plupart des sportives finissent par supporter les douleurs et la fatigue et à maintenir un entraînement à peu près normal, voire de prendre part à des épreuves. Mais en vue d'une compétition très importante pour laquelle elles se préparent depuis des semaines, le risque de contre-performance est réel si elles se trouvent très incommodées le jour "J".

La possibilité de décaler existe, mais il ne faut la faire que sous la surveillance d'un médecin compétent en ce domaine et pas plus de 3 ou 4 fois par an. Le médecin peut conseiller soit la prise de la pilule durant une longue période, soit un traitement hormonal à base de progestérone, soit de faire absorber 4 jours avant la grande compétition des hormones qui décaleront les règles d'une semaine.

(1) Catherine Guyot m'a beaucoup aidé pour la rédaction du chapitre "le coin des coureuses" pour mon livre "Running du jogging au marathon, course sur route-course nature" (Ed.Amphora).

(2) Pour les risques de carence en fer (chez les hommes également) reportez-vous à mon article sur la nécessité d'effectuer des bilans sanguins.

14 juin 2016 2 14 /06 /juin /2016 13:21

Pour la rédaction de mon livre "RUNNING du jogging au marathon, course sur route-course nature" (Ed.Amphora), j'ai eu la chance de pouvoir collaborer avec des conseillers exceptionnels : par exemple le docteur Catherine Guyot (médecin du Tour de France après avoir été celle de l'équipe de France féminine de cyclisme), le docteur Mathieu puis Mickael Reynaud (préparateur physique) au Centre de médecine du sport de Lyon-Gerland où sont suivis des sportifs de tous niveaux, y compris professionnels.

Avec eux j'ai pu constater que le bilan sanguin n'est plus un luxe de pro. En cas de fatigue persistante ou 4 semaines avant une épreuve importante ( surtout le marathon et un ultra route ou nature), il est utile, par sécurité, de demander une ordonnance à son médecin généraliste ou à un médecin du sport. On remédiera peut-être à une carence, surtout en fer : ce délai de 4 semaines est indispensable afin de recharger l'organisme en cas de carence, sous peine d'anémie et de contre-performance le jour "J". C'est encore plus important pour les femmes, puisqu'elles perdent du sang tous les mois.

La prise de sang dans un laboratoire ouvert au public s'effectue le matin à jeun. Outre le bilan du fer, on effectue le bilan du magnésium, du potassium, du calcium, des phosphores sériques, on recherche la formule sanguin et l'évolution de la vitesse de sédimentation, entre autres.

Le fer est capital : il permet l'oxygénation des cellules, notamment des fibres musculaires. En cas de forte anémie la recharge s'effectue à l'hôpital par perfusion. Dans les autres cas (outre une alimentation mieux équilibrée en viande rouge et en poisson associée immédiatement à un comprimé de vitamine C), la recharge s'effectue SUR PRESCRIPTION MEDICALE après achat en pharmacie de comprimés associant de la vitamine C qui en assurera la fixation dans l'organisme.

Attention ! Les comprimés de fer ne sont pas des stimulants améliorant les performances et leur abus peut être dangereux pour le foie. Le docteur Mathieu explique : "En course à pied on a de petites hémorragies, on casse des globules rouges, des fibres musculaires (comme des grains de groseille dans un bocal), moins sur une courte distance que sur un marathon. En course à pied, on perd plus de fer qu'en cyclisme. Si on fait 2 ou 3 compétitions par an, on s'en tire avec le repos. Si on court plus souvent , c'est tout autre chose."

Le bilan sanguin est donc capital dans le cadre d'une préparation sérieuse.

Michel Delore

7 juin 2016 2 07 /06 /juin /2016 13:57

Le magazine "LIVRES HEBDO" (source GFK) vient de l'annoncer : les Editions Amphora (pour lesquelles je travaille depuis 1975) deviennent le premier éditeur français de livres de sport. Leur part de marché arrive en tête des 20 principaux éditeurs spécialisés dans le sport.

Le choix d'auteurs compétents (et la plupart du temps toujours pratiquants), une large gamme de sujets abordés (presque tous les sports), le soin mis à la fabrication (par exemple tous les manuscrits sont soigneusement revus par une correctrice professionnelle), un réseau de vente tous azimuts (sur le net, dans les boutiques de sport et surtout en librairies) avec une large équipe de représentants et d'agents en France et dans tous les pays francophones), ont contribué à ce succès.

Pour un auteur Amphora aussi (1) c'est une grande satisfaction d'avoir pu y contribuer.

Michel Delore

(1) auteur de "Running, du jogging au marathon, course sur route-course nature".

2 juin 2016 4 02 /06 /juin /2016 15:55

Quel coureur ou quelle coureuse n'a jamais éprouvé une douleur dans l'aine, au spsoas, à l'endroit du pli de la cuisse avec le pubis ? Cette douleur, généralement une contracture, survient surtout après de fréquentes courses en descente. Il devient presque impossible de courir : la sortie d'entraînement ou la compétition doit se terminer à la marche.

Outre la prise de quelques granules d'arnica 9ch, et sauf blessure constatée par kiné, des étirements permettront de réduire peu à peu la contracture.

Si vous êtes seul-e, sur un lit étendez-vous sur le dos. Pour le côté gauche placez le corps juste au bord du lit, de sorte que la jambe gauche soit à l'extérieur de celui-ci, très écartée, le talon reposant sur le sol. Ecartez légèrement la jambe vers l'extérieur et dans le même temps repliez le genou droit sur la poitrine en appuyant des deux mains. Il s'en suit un étirement du psoas. Comme tous les étirements il ne faut jamais forcer, mais dans ce cas précis on sent nettement qu'il y a contracture.

Pour l'autre côté il suffit d'effectuer le mouvement de la même façon. C'est mieux, la première fois, de se faire expliquer cet exercice par un-e kiné. Mais par la suite vous devrez étirer le psoas au même titre que les ischios, les quadris, le pyramidal/fessiers et les adducteurs. Et ne pas l'oublier, comme le font pas mal de coureurs et de coureuses à leurs risques et périls....

27 avril 2016 3 27 /04 /avril /2016 12:52

Nombre de personnes sont victimes d'ARYTHMIE CARDIAQUE mais ne s'en rendent pas compte. Et pourtant elles risquent à chaque instant de se retrouver paralysées voire de succomber à un AVC (accident vasculaire cérébral). "Après la soixantaine on rencontre souvent de l'arythmie chez les sportifs, surtout chez ceux pratiquant un sport d'endurance", m'annonça la cardiologue quand je m'aperçus que j'avais des séquences d'arythmie suite à des entraînements poussés et pas assez espacés. Mais des sujets plus jeunes peuvent en souffrir aussi.

L'arythmie se traduit par des BPM (battements par minute) irréguliers : vous passez par exemple de 55 à 90 pour redescendre à 70 puis monter à 110 ou 130 avant de redescendre immédiatement à 60, et cela pendant des heures. C'est fatiguant avec des vertiges. Porter un cardio-fréquencemètre est utile, bien que le comptage du pouls au poignet suffise pour se rendre compte de la situation. Le risque est que le sang n'afflue plus correctement au cerveau, avec le risque de provoquer un caillot dont les conséquences peuvent se révéler dramatiques.

Le traitement que je suis (comme des dizaines de milliers de personnes sportives ou non) consiste en la prise quotidienne de deux médicaments : un comprimés d'anticoagulant et un comprimé d'anti-arythmique. Grâce à eux je suis autorisé à courir en évitant de pousser trop haut les BPM (la VMA peut comporter des risques) et en observant entre deux et trois jours sans courir, selon ma sensation de fatigue (en remplacement je pratique tout de même 40' de marche rapide où le pouls ne dépasse pas 90). Et il faut fréquemment faire un bilan sanguin afin que l'INR (taux de coagulation du sang) reste entre 2 et 3.

Malgré le traitement quotidien et un électro-cardiogramme d'effort périodique (outre une échographie cardiaque), en 2015 j'ai subi 8 semaines d'arythmie : au bout de 4 semaines la cardiologue réalisa que la crise ne s'arrêterait pas, ainsi qu'elle le fait généralement au bout de quelques jours. Il fallait donc subir un "choc électrique", mais attendre 4 autres semaines qu'une place soit libre à l'hôpital. Hospitalisé 24 h, le choc (indolore) ne dura qu'une demie seconde et la reprise du pouls régulier fut instantanée. Ouf...

Donc en cas d'arythmie il est capital de se rendre IMMEDIATEMENT au service d'urgence d'un hôpital : les affections cardiaques sont prises en charge tout de suite (la première fois on m'a gardé seulement 2 h pour un traitement efficace).

La TACHYCARDIE, avec un pouls régulier mais ultra-rapide (par exemple 120 BPM pour une personne ayant normalement un pouls au repos à 60), nécessite de consulter rapidement un cardiologue : à chaque fois j'ai observé qu'elle survenait en cas de surmenage sportif ou d'entraînement long sous la chaleur.

Lors d'une EXTRA SYSTOLE le pouls saute un battement (au poignet on sent le temps d'arrêt) mais le récupère immédiatement par un double battement très rapide. Cela arrive à une foule de gens, surtout aux personnes absorbant trop d'excitants, le café principalement. Rien de méchant, mais cela peut être le signe annonciateur d'ennuis plus importants comme la tachycardie et l'arythmie. Conclusion : il y a toujours danger, car on ne peut pas soumettre durant des années son coeur à des efforts sportifs importants sans USURE et (petits) ennuis un jour ou l'autre...

Michel Delore

17 avril 2016 7 17 /04 /avril /2016 10:41

Le film "Free to run" nous montre les tribulations de l'américaine Katrin Switzer lors du marathon de Boston 1967 où elle est disqualifiée après l'arrivée : la course est interdite aux femmes ! Mais elle n'est pas la première marathonienne de l'histoire.

Bien avant il y eut en France des pionnières. Le 25 novembre 1903 une "Course des midinettes" rassemble 2500 femmes de Paris à Nanterre sur la distance de 12 km. La première championne française du hors stade est Jeanne Cheminel en 1 h 10' : les coureuses sont habillées en costume de ville...

La première marathonienne de l'histoire de France est sans doute Marie-Louise Ledru le 29 septembre 1918 lors du "Tour de Paris" où elle se classe 38ème sur 78 (hommes compris) en 4 h 30'. Marie-Louise est une habituée des marches athlétiques de grand fond comme Paris-Evreux et Paris-Rouen.

En 1950, lors de la course Sedan-Charleville (première édition en 1906 avec 82 coureurs) sur la distance de 24,3 km, la française Raymonde Gillet veut s'inscrire : pas question ! Après de longues discussions elle est autorisée à s'élancer sur le parcours en "candidate libre" une demie heure avant le peloton (100 % masculin). Vite escortée par de nombreux cyclistes, elle est applaudie et follement encouragée par les milliers de spectateurs qui comprennent vite la situation. Elle raconte l'accueil à l'arrivée : "Tout le monde m'entourait, me bousculait, des journalistes de Paris me posaient des questions et me photographiaient, j'avais 20 ans et je m'en souviendrais toujours".

Les organisateurs se couvrirent de ridicule et Raymonde put s'inscrire l'année suivante.

En 1969, mon ami Jean-Marie Wagnon, qui venait de battre les records de France sur piste des 20 km et de l'heure, me parla d'une athlète, une phénomène de 14 ans : Chantal Langlacé, une chti comme lui. En 1974, à 19 ans, elle établit la meilleure performance mondiale du marathon féminin en 2 h 46' 26" avant de battre le record du monde officiel en 1977 avec 2 h 35' 15". Professeur d'EPS, elle bat son record personnel en 1986 à Lille en 2 h 33'58".

En France, actuellement, si on enlève notre championne d'Europe Christelle Daunay (record à 2 h 24' 22" et médaillable à Rio), aucune marathonienne française ne fait mieux que Chantal en 1986...

Michel Delore

26 janvier 2016 2 26 /01 /janvier /2016 11:16

Source : numéros spéciaux "calendrier 2016" des principaux magazines (avec n° du département)

POUR FAIRE UNE RENCONTRE...

. Foulée de la Saint-Valentin 01 - 19 - 23, etc.

. Course des copines 10

. Elle et lui 11 - 29 - 35 - 54, etc.

. Course des amoureux 13

. Course des demoiselles 17

. Duo un gars une fille 76

. Trail de la mignonne 24

. Trail (et Noc' trail) des 2 amants 27

. Galopade des amoureux 86

. La trottine des copines 86

. Course des couples

. Femmes de coeur 60

. Trail des ladies 62

. L'amaz'eaunes 31

SI VOUS N'AVEZ PAS LA FROUSSE...

. Le casse-pattes 29 - 81

. Courir entre les loups de Moyon 50

. Galop avec les loups 07

. Course des loups 08

. Trail entre chien et loup

. Relais du loup 29

. Trail du loup blanc 23

. Virée des puces 85

. Trail de la pierre sanglante 26

. Trail des naufrageurs 29

. Trail des pirates de Kerhervy 56

. Défi des manants 01

. La Barberousse 11

. Trail la dinosaure 24

. Semi des léopards 35

. Trail des raids dingues 27

. Circuit des sangliers 29

. Foulées de l'éléphant 44

. Course de l'ours 22

et si vous avez vraiment très peur "la poudre d'escampette" 08...

POUR LES PAS PRESSE-E-S...

. La chouette foulée 71

. La piedthone 75

. Le lièvre et la tortue 91

. Course de la tortue 31

. Tortues joggeuses 38

. Trail des limaces 06

. La saute-mouton 34

. Course des mille-pattes 65 - 83

. 10 000 pattes 25

POUR LES AFFAME-E-S...

. Vin'scène en Bourbonnais 03

. Course des citrons 06

. Escapade des asperges 09

. Course de l'huître 17

. Foulée du pâté aux pommes de terre 23

. Les 10 kilomelettes 83

. Course à la soupe de poissons 85

. Ronde du foie gras 32

. Cross des nougats 26

. Course du chocolat 56

. Course du fromage 59

. Les dix vins 89

. La dixvigne 89

. Ronde du cassoulet 11

SI VOUS ADOREZ LES BETES...

. Foulée du chat perché 39

. Le paradis des cigales 34

. Course des hannetons 67

. Trail des grenouilles 41

. Entre l'âne et le chat 45

. Virée au domaine de nounours 56

. Trail de la chouette 21

. Ronde des matous (par Sos chat errants) 13

LES INEDITES...

. Les 10 cullomètres

. Tour des terres du cul 01

. Ham'n tes baskets 62

. Les 10 licqu'omettres 62 (à Licques)

. L'escapage exotique 33

. Try me 57

. Les décalés de la citrouille 45

. La sans raison 76

. Montée des lancebranlettes 72

. Trail contre le temps perdu 20

et pour finir la plus importante : La "C'est quand qu'on arrive ?" 47...........

Michel Delore

15 janvier 2016 5 15 /01 /janvier /2016 14:45

La course à pied a eu des prophètes, des athlètes et leurs entraîneurs en avance sur leur époque. C'est le cas du néo-zélandais Peter Snell, triple champion olympique, deux fois sur 800 mètres, une fois sur 1500 mètres, et de son entraîneur Arthur Lydiard.

Lors du congrès mondial des entraîneurs d'athlétisme de 1964, celui-ci fit sensation. A des auditeurs ahuris, dont certains n'avaient guère évolué depuis l'époque de Jules Ladoumègue (1), Lydiard présenta les grandes lignes du programme de son phénomène dans un rapport que j'ai traduit de l'Italien. La réputation de celui-ci était telle qu'en 1961 l'unique chaîne de télévision française dépêcha à Auckland une équipe afin de réaliser une émission sur lui : les faits m'ont été racontés par Thierry Rolland en personne qui dirigeait la délégation (2).

Snell, qui n'était même pas professionnel (clerc de notaire), venait de battre le record du monde du 800 mètres en 1'44"6/10 sur piste en herbe (un record jamais battu sur ce type de surface) ! Sur piste en synthétique il aurait été au niveau du record actuel. Son entraîneur expliquait que si Snell était capable d'accélérer de manière phénoménale dans les 100 derniers mètres d'un 800, c'était parce qu'il s'entraînait souvent avec les marathoniens, avec de longues sorties d'endurance (active) où il était pourtant désavantagé de par sa corpulence, alors que sur une course de 100 mètres la plupart de ses concurrents du 800 l'auraient battu.

En outre Snell devait effectuer le "hill schedule" (entraînement de colline) avec montées et descentes à grande vitesse. Sur un pré en légère descente il lui arrivait de courir une distance de 800 mètres avec un chrono proche de son record du monde sur piste...

Quand on comprend comment Snell alliait intelligemment résistance et vitesse à l'entraînement, on comprend l'essentiel de la compétition en course à pied, quelles que soient les distances. C'est important de le souligner quand on lit parfois que pour sprinter dans le final d'une longue ou moyenne distance il faut s'entraîner sur courte distance à la manières des sprinteurs.

Michel Delore

(1) Ladoumègue n'est pas en cause : dans les années 1920 il était lui aussi un prophète.

(2) Thierry Roland est connu pour avoir commenté 7 coupes du monde de foot. Il m'avait appris qu'il avait également couvert pour la télé et la radio 8 (huit) Jeux Olympiques : en course à pied il avait rencontré tous les champions.

Dans mon livre "Running du jogging au marathon" (Ed.Amphora) j'ai fait référence à Peter Snell.

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