Overblog
Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
4 novembre 2016 5 04 /11 /novembre /2016 18:00

   Il n'y a pas que des sportifs de haut niveau qui trichent. Le numéro d'automne de la revue "Ultra marathon France" (*) nous révèle quelques perles concernant des coureurs du peloton, en se référant au quotidien "Ouest France".

   L'une des principales tricheries concerne l'admission au marathon de Boston. Y accéder n'est pas facile : il faut justifier de performances assez élevées en rapport avec la catégorie d'âge. En comparant les temps annoncés pour disputer Boston par 7 Français avec leurs résultats annoncés au marathon du Mont-Saint-Michel, les vidéos d'arrivée ont permis de constater que 6 d'entre eux n'avaient pas disputé cette épreuve française et que le septième était arrivé bien après le temps officiel annoncé !

   Mieux (ou pire) un organisateur français de voyages vers des marathons étrangers aurait obtenu des organisateurs d'un grand marathon également français d'enregistrer des temps fictifs pour certains coureurs, ce qui lui aurait permis de se vanter d'avoir de très bons coureurs parmi sa clientèle, et ainsi de mieux vendre des voyages avec dossards !

    Le pompon est attribué à un certain Xavier D. (seulement 13 h 07' à la Saintélyon, pas l'exploit de l'année) qui a réussi à se faire engager à Boston avec une performance bidon de 3 h 05', alors qu'il avait réalisé 4 h 56' au marathon de Marseille.

    Courir Boston, rien de plus facile...

 

(*) Ultra Marathon France, 909 rue de Paris, 01170 Gex, umaf@aol.com, facebook "Ultra Marathon France".

 

15 octobre 2016 6 15 /10 /octobre /2016 18:10

Le légendaire Emile Zatopek disait : "si tu veux changer ta vie, cours un marathon".

Aujourd'hui il dirait : "Si tu veux changer ta vie, cours la Saintélyon !"

21 juillet 2016 4 21 /07 /juillet /2016 13:05

Chaque année, dès qu'arrive l'été ou l'hiver on lit : "faites une coupure annuelle" ! ,

Tout arrêter, en athlétisme je n'en ai jamais entendu parler. Après la saison d'été sur piste, le calendrier des cross propose les premières épreuves début novembre : les athlètes ont deux à trois semaines sans compétition MAIS PAS SANS ENTRAINEMENTS. A la fin de la saison de cross, les compétitions reprennent début mars, sans forcer, l'objectif étant d'être en grande condition physique seulement à partir de mai. Dans le haut niveau international des compétitions ont lieu en juillet-août (JO, championnats d'Europe ou du monde, meetings). Pour les autres le calendrier des compétitions tient compte à la fois des congés (qui éloignent les athlètes des villes) et de la chaleur (qui rend pénibles les efforts intenses). N'oublions pas les athlètes qui effectuent l'hiver des compétitions en salle : eux aussi ne coupent pas, ILS RALENTISSENT, si nécessaire, le rythme et l'intensité des entraînements.

En compétition sur route et en trail, le calendrier ne connait pas de pauses, ni en été ni en hiver : les coureurs et les coureuses avisé-e-s se contentent de choisir intelligemment leurs épreuves en se ménageant des phases uniquement consacrées à l'entraînement qui n'a pas besoin d'être toujours intense. En ce moment d'ailleurs (juillet-août), pour beaucoup qui prennent des vacances en famille, le nombre des entraînements et des compétitions baisse par la force des choses, même si dans les stations de bord de mer et de montagne on peut s'aligner au départ de courses de plage et de mini-trails.

Je garde un mauvais souvenir de ce qui se passait il y a encore une vingtaine d'années dans le cyclisme. Entre la mi-octobre et le début janvier on arrêtait complètement les entraînement pour le cyclosport, en imitant les pros. Je continuais la course à pied, avec par exemple la Saintélyon. Mais quand je redémarrai le vélo dès le 2 janvier, il me fallait deux mois avant de grimper à nouveau à l'aise les (petits) cols de ma région, mes quadris ne répondaient plus : que de temps perdu, alors qu'aujourd'hui on se contente de RALENTIR mais pas de couper ! Les cyclistes professionnels font la même chose, avec des compétitions (seulement) de préparation au Proche-Orient ou en Australie.

Moralité : ralentir le nombre et l'intensité des entraînements, limiter le nombre des compétitions, oui, tout arrêter non !

6 juillet 2016 3 06 /07 /juillet /2016 13:02

Dès les premières chaleurs printanières et estivales je suis toujours étonné de voir tous ces coureurs ôter leur tee-shirt ou leur débardeur durant la compétition ou dès la ligne d'arrivée franchie. Il m'est arrivé d'avoir l'impression de me trouver au bord d'une piscine, tellement il y avait de coureurs torse-nu. La dernière fois que j'ai regardé le marathon de Chicago sur mon ordinateur j'ai compté, à l'approche de la ligne d'arrivée, des dizaines de coureurs leur vêtement à la main.

Il faut dire que certains masculins ne sont pas raisonnables : en été le tee-shirt est à délaisser au profit du débardeur afin de découvrir les épaules et le haut des bras. Dans les années 1960 et 1970 on trouvait des maillots blancs à mailles, donc percés de petits trous autorisant une bonne aération : On n'en trouve plus, pas à la mode ? On parle de maillots "techniques" évacuant la chaleur : mais alors pourquoi les coureurs sont-il si nombreux à les enlever à certains moments ?

Il existe des maillots de triathlon avec ouverture à l'avant par une glissière : j'en utilise un l'été, il me fait penser aux maillots qu'utilisent les coureurs du Tour de France quand il fait trop chaud dans l'ascension des cols. Ils abaissent puis remontent la fermeture par glissière selon nécessité. Récemment j'ai vu sur Facebook la photo d'un champion de triathlon qui semblait porter une brassière, comme les coureuses : renseignement pris auprès de l'intéressé, il avait simplement relevé le bas de son débardeur car il faisait trop chaud lors du final en course à pied.

Le problème existe. Mais certains ne font rien pour aider à le résoudre. Sur certaines compétitions dans le midi on m'assure qu'un coureur torse nu risque la disqualification. J'ai lu deux avis de médecins du sport renommés assurant que courir ainsi c'était risquer tous les maux : brûlures, mélanomes, cancer, rhume, angines, etc. Mais nos compagnes portant juste une brassière ne courent-elles pas les mêmes dangers ?

19 juin 2016 7 19 /06 /juin /2016 17:01

Sauf surentraînement les compétitions sportives ne perturbent pas forcément le cycle hormonal. Mais la coureuse, avec le sang, perd beaucoup de fer. D'où la nécessité d'effectuer au moins deux dosages de ferritine par an. Mais dans le haut niveau il faut en faire plus souvent. Le docteur Catherine Guyot (1), plusieurs années médecin de l'équipe de France féminine de cyclisme (elle a eu tour à tour deux championnes du monde sur route sous sa responsabilité) m'expliquait : "les filles sont tout le temps en train d'aller effectuer des prises de sang afin de voir si elles ont suffisamment de fer". (2)

La plupart des sportives finissent par supporter les douleurs et la fatigue et à maintenir un entraînement à peu près normal, voire de prendre part à des épreuves. Mais en vue d'une compétition très importante pour laquelle elles se préparent depuis des semaines, le risque de contre-performance est réel si elles se trouvent très incommodées le jour "J".

La possibilité de décaler existe, mais il ne faut la faire que sous la surveillance d'un médecin compétent en ce domaine et pas plus de 3 ou 4 fois par an. Le médecin peut conseiller soit la prise de la pilule durant une longue période, soit un traitement hormonal à base de progestérone, soit de faire absorber 4 jours avant la grande compétition des hormones qui décaleront les règles d'une semaine.

(1) Catherine Guyot m'a beaucoup aidé pour la rédaction du chapitre "le coin des coureuses" pour mon livre "Running du jogging au marathon, course sur route-course nature" (Ed.Amphora).

(2) Pour les risques de carence en fer (chez les hommes également) reportez-vous à mon article sur la nécessité d'effectuer des bilans sanguins.

14 juin 2016 2 14 /06 /juin /2016 13:21

Pour la rédaction de mon livre "RUNNING du jogging au marathon, course sur route-course nature" (Ed.Amphora), j'ai eu la chance de pouvoir collaborer avec des conseillers exceptionnels : par exemple le docteur Catherine Guyot (médecin du Tour de France après avoir été celle de l'équipe de France féminine de cyclisme), le docteur Mathieu puis Mickael Reynaud (préparateur physique) au Centre de médecine du sport de Lyon-Gerland où sont suivis des sportifs de tous niveaux, y compris professionnels.

Avec eux j'ai pu constater que le bilan sanguin n'est plus un luxe de pro. En cas de fatigue persistante ou 4 semaines avant une épreuve importante ( surtout le marathon et un ultra route ou nature), il est utile, par sécurité, de demander une ordonnance à son médecin généraliste ou à un médecin du sport. On remédiera peut-être à une carence, surtout en fer : ce délai de 4 semaines est indispensable afin de recharger l'organisme en cas de carence, sous peine d'anémie et de contre-performance le jour "J". C'est encore plus important pour les femmes, puisqu'elles perdent du sang tous les mois.

La prise de sang dans un laboratoire ouvert au public s'effectue le matin à jeun. Outre le bilan du fer, on effectue le bilan du magnésium, du potassium, du calcium, des phosphores sériques, on recherche la formule sanguin et l'évolution de la vitesse de sédimentation, entre autres.

Le fer est capital : il permet l'oxygénation des cellules, notamment des fibres musculaires. En cas de forte anémie la recharge s'effectue à l'hôpital par perfusion. Dans les autres cas (outre une alimentation mieux équilibrée en viande rouge et en poisson associée immédiatement à un comprimé de vitamine C), la recharge s'effectue SUR PRESCRIPTION MEDICALE après achat en pharmacie de comprimés associant de la vitamine C qui en assurera la fixation dans l'organisme.

Attention ! Les comprimés de fer ne sont pas des stimulants améliorant les performances et leur abus peut être dangereux pour le foie. Le docteur Mathieu explique : "En course à pied on a de petites hémorragies, on casse des globules rouges, des fibres musculaires (comme des grains de groseille dans un bocal), moins sur une courte distance que sur un marathon. En course à pied, on perd plus de fer qu'en cyclisme. Si on fait 2 ou 3 compétitions par an, on s'en tire avec le repos. Si on court plus souvent , c'est tout autre chose."

Le bilan sanguin est donc capital dans le cadre d'une préparation sérieuse.

Michel Delore

7 juin 2016 2 07 /06 /juin /2016 13:57

Le magazine "LIVRES HEBDO" (source GFK) vient de l'annoncer : les Editions Amphora (pour lesquelles je travaille depuis 1975) deviennent le premier éditeur français de livres de sport. Leur part de marché arrive en tête des 20 principaux éditeurs spécialisés dans le sport.

Le choix d'auteurs compétents (et la plupart du temps toujours pratiquants), une large gamme de sujets abordés (presque tous les sports), le soin mis à la fabrication (par exemple tous les manuscrits sont soigneusement revus par une correctrice professionnelle), un réseau de vente tous azimuts (sur le net, dans les boutiques de sport et surtout en librairies) avec une large équipe de représentants et d'agents en France et dans tous les pays francophones), ont contribué à ce succès.

Pour un auteur Amphora aussi (1) c'est une grande satisfaction d'avoir pu y contribuer.

Michel Delore

(1) auteur de "Running, du jogging au marathon, course sur route-course nature".

2 juin 2016 4 02 /06 /juin /2016 15:55

Quel coureur ou quelle coureuse n'a jamais éprouvé une douleur dans l'aine, au spsoas, à l'endroit du pli de la cuisse avec le pubis ? Cette douleur, généralement une contracture, survient surtout après de fréquentes courses en descente. Il devient presque impossible de courir : la sortie d'entraînement ou la compétition doit se terminer à la marche.

Outre la prise de quelques granules d'arnica 9ch, et sauf blessure constatée par kiné, des étirements permettront de réduire peu à peu la contracture.

Si vous êtes seul-e, sur un lit étendez-vous sur le dos. Pour le côté gauche placez le corps juste au bord du lit, de sorte que la jambe gauche soit à l'extérieur de celui-ci, très écartée, le talon reposant sur le sol. Ecartez légèrement la jambe vers l'extérieur et dans le même temps repliez le genou droit sur la poitrine en appuyant des deux mains. Il s'en suit un étirement du psoas. Comme tous les étirements il ne faut jamais forcer, mais dans ce cas précis on sent nettement qu'il y a contracture.

Pour l'autre côté il suffit d'effectuer le mouvement de la même façon. C'est mieux, la première fois, de se faire expliquer cet exercice par un-e kiné. Mais par la suite vous devrez étirer le psoas au même titre que les ischios, les quadris, le pyramidal/fessiers et les adducteurs. Et ne pas l'oublier, comme le font pas mal de coureurs et de coureuses à leurs risques et périls....

27 avril 2016 3 27 /04 /avril /2016 12:52

Nombre de personnes sont victimes d'ARYTHMIE CARDIAQUE mais ne s'en rendent pas compte. Et pourtant elles risquent à chaque instant de se retrouver paralysées voire de succomber à un AVC (accident vasculaire cérébral). "Après la soixantaine on rencontre souvent de l'arythmie chez les sportifs, surtout chez ceux pratiquant un sport d'endurance", m'annonça la cardiologue quand je m'aperçus que j'avais des séquences d'arythmie suite à des entraînements poussés et pas assez espacés. Mais des sujets plus jeunes peuvent en souffrir aussi.

L'arythmie se traduit par des BPM (battements par minute) irréguliers : vous passez par exemple de 55 à 90 pour redescendre à 70 puis monter à 110 ou 130 avant de redescendre immédiatement à 60, et cela pendant des heures. C'est fatiguant avec des vertiges. Porter un cardio-fréquencemètre est utile, bien que le comptage du pouls au poignet suffise pour se rendre compte de la situation. Le risque est que le sang n'afflue plus correctement au cerveau, avec le risque de provoquer un caillot dont les conséquences peuvent se révéler dramatiques.

Le traitement que je suis (comme des dizaines de milliers de personnes sportives ou non) consiste en la prise quotidienne de deux médicaments : un comprimés d'anticoagulant et un comprimé d'anti-arythmique. Grâce à eux je suis autorisé à courir en évitant de pousser trop haut les BPM (la VMA peut comporter des risques) et en observant entre deux et trois jours sans courir, selon ma sensation de fatigue (en remplacement je pratique tout de même 40' de marche rapide où le pouls ne dépasse pas 90). Et il faut fréquemment faire un bilan sanguin afin que l'INR (taux de coagulation du sang) reste entre 2 et 3.

Malgré le traitement quotidien et un électro-cardiogramme d'effort périodique (outre une échographie cardiaque), en 2015 j'ai subi 8 semaines d'arythmie : au bout de 4 semaines la cardiologue réalisa que la crise ne s'arrêterait pas, ainsi qu'elle le fait généralement au bout de quelques jours. Il fallait donc subir un "choc électrique", mais attendre 4 autres semaines qu'une place soit libre à l'hôpital. Hospitalisé 24 h, le choc (indolore) ne dura qu'une demie seconde et la reprise du pouls régulier fut instantanée. Ouf...

Donc en cas d'arythmie il est capital de se rendre IMMEDIATEMENT au service d'urgence d'un hôpital : les affections cardiaques sont prises en charge tout de suite (la première fois on m'a gardé seulement 2 h pour un traitement efficace).

La TACHYCARDIE, avec un pouls régulier mais ultra-rapide (par exemple 120 BPM pour une personne ayant normalement un pouls au repos à 60), nécessite de consulter rapidement un cardiologue : à chaque fois j'ai observé qu'elle survenait en cas de surmenage sportif ou d'entraînement long sous la chaleur.

Lors d'une EXTRA SYSTOLE le pouls saute un battement (au poignet on sent le temps d'arrêt) mais le récupère immédiatement par un double battement très rapide. Cela arrive à une foule de gens, surtout aux personnes absorbant trop d'excitants, le café principalement. Rien de méchant, mais cela peut être le signe annonciateur d'ennuis plus importants comme la tachycardie et l'arythmie. Conclusion : il y a toujours danger, car on ne peut pas soumettre durant des années son coeur à des efforts sportifs importants sans USURE et (petits) ennuis un jour ou l'autre...

Michel Delore

17 avril 2016 7 17 /04 /avril /2016 10:41

Le film "Free to run" nous montre les tribulations de l'américaine Katrin Switzer lors du marathon de Boston 1967 où elle est disqualifiée après l'arrivée : la course est interdite aux femmes ! Mais elle n'est pas la première marathonienne de l'histoire.

Bien avant il y eut en France des pionnières. Le 25 novembre 1903 une "Course des midinettes" rassemble 2500 femmes de Paris à Nanterre sur la distance de 12 km. La première championne française du hors stade est Jeanne Cheminel en 1 h 10' : les coureuses sont habillées en costume de ville...

La première marathonienne de l'histoire de France est sans doute Marie-Louise Ledru le 29 septembre 1918 lors du "Tour de Paris" où elle se classe 38ème sur 78 (hommes compris) en 4 h 30'. Marie-Louise est une habituée des marches athlétiques de grand fond comme Paris-Evreux et Paris-Rouen.

En 1950, lors de la course Sedan-Charleville (première édition en 1906 avec 82 coureurs) sur la distance de 24,3 km, la française Raymonde Gillet veut s'inscrire : pas question ! Après de longues discussions elle est autorisée à s'élancer sur le parcours en "candidate libre" une demie heure avant le peloton (100 % masculin). Vite escortée par de nombreux cyclistes, elle est applaudie et follement encouragée par les milliers de spectateurs qui comprennent vite la situation. Elle raconte l'accueil à l'arrivée : "Tout le monde m'entourait, me bousculait, des journalistes de Paris me posaient des questions et me photographiaient, j'avais 20 ans et je m'en souviendrais toujours".

Les organisateurs se couvrirent de ridicule et Raymonde put s'inscrire l'année suivante.

En 1969, mon ami Jean-Marie Wagnon, qui venait de battre les records de France sur piste des 20 km et de l'heure, me parla d'une athlète, une phénomène de 14 ans : Chantal Langlacé, une chti comme lui. En 1974, à 19 ans, elle établit la meilleure performance mondiale du marathon féminin en 2 h 46' 26" avant de battre le record du monde officiel en 1977 avec 2 h 35' 15". Professeur d'EPS, elle bat son record personnel en 1986 à Lille en 2 h 33'58".

En France, actuellement, si on enlève notre championne d'Europe Christelle Daunay (record à 2 h 24' 22" et médaillable à Rio), aucune marathonienne française ne fait mieux que Chantal en 1986...

Michel Delore

Présentation

  • : La Passion de la course ! Le blog de Michel Delore
  • : Pour tous les passionné(e)s de course à pied, marche, jogging, marathon et cyclosportif. Michel Delore - aux Editions Amphora
  • Contact

Texte Libre

Le Blog de Michel Delore

Recherche

Catégories