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14 mars 2011 1 14 /03 /mars /2011 19:25

LES COURSES QUI VONT DURER

 

   Près de 6000 compétitions pédestres hors stade  existent en France ainsi que dans les parties francophones de Belgique et de Suisse. Leur nombre ne cesse de croître. Mais toutes ne survivront pas face à l'incroyable concurrence qui se développe :

16 marathons français en octobre, 9 courses en 28 heures autour de Lyon les 19 et 20 novembre, à titre d'exemple !

  Toutes ne survivront pas :

- A cause du manque de convivialité de certaines où l'on ignore jusqu'aux classements en catégories d'âge (alors qu'ils existent dans les championnats de France sur toutes les distances), où les droits d'nscription sont chers en échange de prestations un peu faibles, où le vedettariat de quelques coureurs étrangers écrase la masse des pratiquant(e)s.

- A cause de la défection de certains partenaires, crise oblige. Des municipalités révisent à la baisse leurs subventions (voire les suppriment) et les grands "sponsors" tendent à investir sur les grosses épreuves où les retombées publicitaires leur paraissent plus élevées. Les partenaires régionaux (magasins de sports, par exemple) veulent aussi s'y retrouver. On risque d'assister à la fin des "petits cadeaux" remis dès l'inscription (l'équité sportive voudrait qu'on  les remette après la course seulement à ceux et celles qui ont franchi la ligne d'arrivée !). J'ai connu l'époque où je finissais des 100 km avec un chrono de niveau national en repartant sans même une coupe ou une médaille. Il est triste de constater que certains jugent de la valeur d'une épreuve en fonction de la qualité du t-shirt offert (avant la course).

- A cause des tracasseries administratives grandissantes : cela explique (en partie) la tentation de certains organisateurs à s'orienter vers des courses nature se déroulant sur chemins et sentiers ù les problèmes de circulation automobile n'existent plus. Un problème identique existe en cyclisme où certains organisateurs délaissent la route pour le VTT.

 

 

RENCONTRE AVEC THIERRY ROLAND

 

   Bagnols-sur-Cèze (Gard rhodanien) n'a que 20 000 habitant(e)s, et pourtant  la cité organise depuis 10 ans un "Festival du livre et de la BD" à participation internationale avec près de 10 000 visiteurs en deux jours.

   Les 5 et 6 février j'ai eu le plaisir d'avoir été invité à présenter et dédicacer mes quatre livres en compagnie d'une douzaine d'autres écrivains : une occasion de plus pour moi de prendre contact avec de nombreux passionné(e)s de la CAP (course à pied) et du cyclisme.

   En compagnie de Patrice Dard (San Antonio), du comédien Robert Castel, par exemple, j'ai eu le grande chance de dîner deux soirs de suite à côté de Thierry Roland : 13 coupes du monde de foot et 8 Jeux Olympiques !

   Simple, direct, n'ayant rien perdu de sa verve ni de sa passion pour le sport (il continue à commenter le foot sur M6 et W9), Thierry Roland m'a impressionné par sa connaissance de l'athlétisme avec depuis 1960 des dizaines de reportages sur les plus grands athlètes de la planète : Zatopek, Ron Clarke, Jazy et surtout le Néo-Zélandais Peter Snell qui est peut-être le plus grand coureur de tous les temps avec son fabuleux record du monde du 800 mètres : 1'44"6/10 sur piste en herbe au cours de l'année 1960 ! Combien aurait-il réalisé sur une piste en synthétique  ? 

    Thierry Roland avait été envoyé à Auckland avec une équipe de la télévision française rencontrer ce phénomène (double champion olympique) qui frisait le record du monde à l'entraînement sur un prés en pente....(1).

     Une soirée mémorable.

 

(1) Au chapitre IV de mon livre "Courir du jogging au marathon" (Ed.Amphora) je présente l'entraînement "nature" de Peter Snell, un grand précurseur de l'entraînement actuel.

 

 

HOMMES-FEMMES  MEME  CLASSEMENT  ?

 

    Ne trouvez-vous pas choquant que dans la plupart des courses hors stade il faille aller dénicher le classement des "féminines" au milieu de celui des  "masculins" ? Il serait logique et équitable d'établir deux classement séparés. La parité hommes-femmes passe par là. Et que dire de ces animateurs au micro qui, sur la ligne d'arrivée,  prennent un malin plaisir à annoncer  "et voici l'arrivée de la 1ère féminine qui termine à X minutes du vainqueur hommes"  ?  Ils oublient que la femme n'est pas inférieure à l'homme : elle est différente.

 

BRR !....

 

   Les rencontres dans les sports d'équipe amateurs se déroulent l'après-midi, mais à l'exception des cross les courses pédestres hors stade nous sont proposées l'hiver à 9 h du matin par des températures parfois dangereuses pour l'organisme (blessures aux jambes, risque d'asthme d'effort....). Se lever l'hiver à 5 ou 6 h du matin, partir la nuit  dans le brouillard sur des routes parfois verglacées, courir ensuite quand il gèle, il faut aimer la CAP !  Félicitons ces organisateurs qui placent leur épreuve le samedi après-midi en janvier ou février sur le coup de 15 heures quand la température grimpe souvent à une dizaine de degrés voire plus. Ceux et celles qui peuvent s'entraîner en semaine entre midi et deux heures me donneront raison.

 

CROSS : LES VETERANS (HOMMES) EN PUNITION

 

   Pas de chance pour les plus de 40 ans  :  les épreuves de cross qui leur sont réservées se déroulent le matin à la fraîche (on est en hiver), dans l'anonymat le plus complet, sans public ni journalistes. A l'inverse les autres catégories courent l'après-midi: et là c'est c'est la grande fête avec température plus clémente, public, buvette,  télé régionale et (parfois) pom-pom girls !

   Je viens de lire qu'en cross le nombre de vétérans diminue. A force de les mettre au piquet et de les décourager....

 

(à noter que les vétéranes courent avec les autres femmes.

 

ENTRAINEMENT CONTRE-LA-MONTRE ?

 

   C'est la formule que je continue à appliquer en CAP, marche athlétique, vélo de route, VTT et ski de fond. Avoir pour chaque discipline un parcours-type de qualité et se chronométrer de temps en temps  comme moyen de contrôle de la forme et du niveau de progression (ou de régression !)  est une façon intelligente de savoir où on en est. Lors d'une période sans compétition (ou en remplacement), en "tapant dedans" cela peut être profitable. Mais il faut utiliser cette forme d'entraînement avec beaucoup de jugeote, se ménager ensuite des jours de repos,  en se rappelant que c'est en fin de semaine lors d'une compétiton officielle que l'on doit se donner à fond. J'ai connu trop de types qui annonçaient des chronos stupéfiants lors de leurs entraînements mais n'en réalisaient aucun le dimanche en compétition !

 

                                                             Michel DELORE

 

 

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